Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonzalez
Visite – Galerie Chantal Crousel Visite – Galerie Chantal Crousel
Studio Visit – Thomas Hirschhorn
Rencontre – Robert Kosmann Robert Kosmann est un historien, ancien ouvrier maintenant à la retraite. Il est venu nous parler du travail en perruque, une pratique qu'il appliquait alors qu'il était employé à la Régie Renaud de Saint-Ouen (93). Avec certains collègues, ils se servaient des outils et des choses utiles fournies par l’entreprise pour fabriquer des objets et des sculptures qu'il emportait ensuite chez lui. On dit sculpture, parce que pour nous, Robert Kosmann est un artiste. Il nous a aussi expliqué comment certains de ses collègues se sont fait licencier parce qu'ils faisaient de la perruque. Lui c'est un rescapé de ces licenciements. La perruque n'était alors pas légale et ne l'est d'ailleurs toujours pas mais c'es parfois autorisé. Après que Robert Kosmann nous ait parlé de la perruque et ait montré ces objets, nous lui avons fait visiter notre atelier de carrosserie, lui avons montré nos machines et avons discuté avec lui toute l'après-midi.
Rencontre – Thomas Hirschhorn Nous avons rencontré Thomas Hirschhorn dans son atelier à Saint-Ouen. En arrivant, on a cru entrer dans un garage et tomber sur un mécanicien mais une fois à l’intérieur, il y avait plein de photos partout sur les murs et sur des tables. Nous lui avons demandé de nous raconter son parcours et de nous parler de la valeur de ses œuvres. Avant ses quarante ans, il ne vivait pas encore de son art. Il nous a expliqué qu'il faisait plein de petits boulots (chauffeur, électricien, il a même travaillé dans une maison de retraite). Puis il a commencé à vendre et sa côte a monté. Être artiste c'est une question de motivation, de volonté. Aujourd'hui il a sept employés. Un jour, Thomas Hirschhorn a fait un projet avec le quartier du Landy. Il voulait ouvrir un musée dans la rue en empruntant des œuvres célèbres à un musée. Il a donc demandé de l'aide à la cité. C'est compliqué la main d'œuvre, c'est ce qui te permet de faire un travail spécifique. En ce moment il travaille sur la thématique pixel. Il fait des collages avec des publicités de marques de luxe et des images de guerres qu'il agrandit ensuite. Agrandir ça permet de se déplacer, de prendre du recul. Plutôt que de cacher les photos choquantes, que l'on ne veut pas voir comme les gens morts, il pixélise les images de mode. Il fait l'inverse pour ouvrir les yeux aux gens manipulés par les médias. Nous, nous ne faisons pas confiance aux médias. Ils nous montrent souvent des choses fausses. Aujourd'hui, on voit de toute façon que des publicités. On nous cache le côté sombre de la vie comme par exemple la Syrie. Il faut parler de ce qui se passe là bas, partager. Ça, personne nous le montre alors que Mercedes y a pas de problème, tout le monde connait.
Rencontre – Robert Kosmann
Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonzalez
Homework – Chez Nouhou
Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonzalez
Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonzalez
Homework – Chez Nouhou
Homework – Chez Brian
En action – atelier carrosserie
Homework – Chez Brian
Rencontre – Maurizio Lazzarato Maurizio Lazzarato est d'origine italienne. Il est écrivain et philosophe. Il a quitté l'Italie pour des raisons politiques suite à un mouvement social qui s'est déroulé il y a des années de cela. Il luttait alors contre le gouvernement et les injustices sociales en Italie. Il a été condamné à faire de la prison mais s'est échappé et est arrivé en France. Lazzarato est né près de Venise, dans une région parlant un dialecte qui n'est pas l'italien. Il a appris la langue du pays en regardant la télé, puis le français après s'être exilé.
Homework – Chez Nouhou
Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonz
Collage Pixel, Thomas Hirschhorn – Chez Chantal Crousel
Studio Visit – Thomas Hirschhorn
Shelters, Oscar Tuazon – Galerie Chantal Crousel
Workshop – Plastique
Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonzalez
Workshop Self Representation – avec Charlotte Gonzalez
Shelters, Oscar Tuazon – Galerie Chantal Crousel
En action – atelier carrosserie
Studio Visit – Thomas Hirschhorn
Rencontre – Maurizio Lazzarato
Rencontre – Robert Kosmann

Garage = Atelier = Studio

« Je préfère m'éteindre plutôt que de briller dans l'ombre de ces bâtards. Le monde Chico. » – PNL, Le monde ou rien

La perruque dont il est question ici est un objet travaillé pour soi, réalisé durant le temps et sur le lieux de travail, avec les matériaux et le matériel de l'entreprise. Travail non prescrit, donc, réalisé en principe en cachette de la hiérarchie : détournement de temp, de matériaux et d'usage des machines, selon un clandestinité à géométrie variable, parfois totale, parfois assez relative. Enfin et surtout, l'objet réalisé n'est pas une marchandise : il n'est pas vendu, mais seulement conservé ou donné à des proches.

"Il est faux de dire que l’existence concrète de l'homme c'est le travail. Le temps et la vie de l'homme ne sont pas par nature travail, ils sont plaisirs, discontinuité, fête, repos, besoin, instants, hasard, violence, etc. Or, c'est toute cette énergie explosive qu'il faut transformer en une force de travail continue et continuellement offerte sur le marché." – Michel Foucault

"Certes, le XIXe siècle n'a pas inventé l'oisiveté, mais il y aurait à faire une histoire de la paresse, c'est-à-dire non pas des loisirs – qui sont la manière dont l'oisiveté a été codée, institutionnalisée […] en la reprenant et en la contrôlant à l’intérieur d'un système de la consommation –, mais des manières par lesquelles on échappe à l'obligation du travail, on dérobe la force de travail, on évite de se laisser retenir et fixer par l'appareil de production." – Michel Foucault